Dans les coulisses de la création de la nouvelle exposition d’arc en rêve : (re)construire Disney

A l’intérieur du musée d’art contemporain, au premier étage, se situe la nouvelle exposition d’arc en rêve qui sera établie de mars à octobre 2024. Son nom « l’architecture des réalités mises en scène : (re)construire Disney ». Mais pour que cette présentation voit le jour il faut penser élaboration, réhabilitation et construction.

Disney sous la critique de l’association arc en rêve ! C’est en tout cas ce que promet Éric Dordan, chef de projet des expositions. Le but est de faire comprendre l’influence de Disney sur l’environnement bâtit depuis sa création en 1923. C’est dans le musée CAPC sous ces arches en pierre que cette exposition aura lieu. Elle vient tout droit des Pays-Bas, c’est ce qu’explique le chef de projet : « Notre commissaire qui travaille maintenant ici avait fait l’expo en tant que consultant en Hollande ». Mais pour autant, chaque présentation s’adapte aux pays où elle paraît, ici, la France.

Tout est réhabilité pour le visiteur

Une fois entrée c’est la grandeur de la salle de plus de 450 mètres et les arches qui détonnent. Les murs arrondis installés en vue de la future exposition cassent cette symétrie. Selon le chef de projet, ça a été mis en place pour réhabiliter l’espace et faire en sorte que les visiteurs puissent se balader et faire des allers-retours. La pièce en rénovation se remarque avec les nombreux cartons présents mais aussi une échelle. Malgré tout, quelques pièces ont déjà été installées. Éric Dordan, précise que ce sont des pièces achetées ou des objets reproduits comme la maquette de la maison futuriste de Monsanto . Il stipule : « On a surtout fait appel à des artistes plutôt qu’à des architectes ».

Image d’une partie de l’exposition d’arc en rêve : (re) construire Disney en construction (Crédit : Jon Guess)

Pour monter toute cette galerie, Rémi Huet s’exclame « Il va nous falloir entre 3 et 4 semaines pour tout monter ! ». Le temps de montage dépend de la complexité de la maquette réalisée en amont. Ils sont autour d’une vingtaine à travailler dans la salle pour que tout soit fini avant le 28 mars, date de début de visites pour le grand public. Les travailleurs se composent de graphistes, comptables, administrateurs… Le coût d’une telle exposition s’élève entre soixante et soixante-dix mille euros selon le chef de projet. « Dedans on compte le droit sur les objets, les emprunts, le transport et l’assurance » énumère-t-il. A quoi il faut ajouter les salaires des commissaires, des techniciens, des ouvriers, des maquettistes, des sculpteurs et des vidéastes. Un prix élevé mais avec un espoir de rentabilité au vu de l’exposition qui est pensée pour attirer un public plus large en mélangeant le côté architectural avec l’industrie Walt Disney.